Le rôle du partenaire à l'accouchement
- 3 avr.
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Pour beaucoup de partenaires, l'accouchement est un territoire étranger. On veut aider, on veut être présent, mais face à la douleur de l'autre, on se sent impuissant. Cette impuissance est normale. Et elle ne doit pas empêcher d'être là.
Votre présence est un acte
Des études sur le soutien continu en cours d'accouchement montrent que la simple présence d'un proche familier et aimant a un effet mesurable sur la progression du travail et la satisfaction de la mère. Vous n'avez pas à tout savoir faire. Vous avez à être là, pleinement, les yeux ouverts.
Ce que vous pouvez faire, concrètement
Tenez sa main. Parlez-lui doucement entre les contractions. Rappelez-lui de souffler. Posez vos mains chaudes dans son dos si elle a mal. Apportez-lui de l'eau. Gardez la pièce calme. Limitez les intrus. Tenez-la regardée dans les yeux quand elle en a besoin. Sortez de la pièce pour parler au téléphone. Ne regardez pas votre montre.
Ce qu'il faut éviter
Ne dites pas « courage, c'est presque fini » si vous ne savez pas que c'est vrai. Ne comparez pas à d'autres accouchements. Ne prenez pas de décisions à sa place. Ne vous sentez pas obligé de combler les silences. Le silence peut être précieux.
Vous avez le droit d'être touché
Assister à la naissance de son enfant, c'est une expérience bouleversante. Pleurer, être emoté de reconnaissance, se sentir petit devant quelque chose d'énorme : tout cela est normal. Ce n'est pas vous qui accouchez, mais vous traversez quelque chose d'irréversible aussi.
La doula est aussi là pour vous soutenir, vous aussi. Vous n'êtes pas seul dans cette salle.
Votre enfant va naître en vous regardant. C'est déjà tout.
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